“600milles personnes transportées pendant les 15 premiers jours de confinement total du Grand Libreville”

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*** Local Caption *** Les agents de la Sogatra ont tenu une assemblée générale dans leurs locaux.

Dans un entretien accordé à la rédaction de Gabon 24, le ministre des transports , des infrastructures et de l’habitat  M. Leon Armel BOUNDA BALONZI est  venu dresser  un  premier bilan des quinze (15)  premiers jours du confinement total du  Grand Libreville.

En effet, dans son adresse à la nation du  03 avril 2020, le président de la république Ali Bongo Ondimba  avait annoncé la gratuité du transport public.  Pour  matérialiser  cette mesure, le ministre des transports et son équipe ont adopté une approche ”pentagrammique”  en d’autres termes une méthode de résolution de problème visant à se poser  05 questions :

  • Avec qui on le fait ?
  • Avec quoi on le fait ?
  • Quand on le fait ?
  • Comment on le fait ? 
  • Et, Pourquoi  ?

Selon le ministre, “une fois que nous avons répondu à ces questions, nous mettons le plan en marche”. De façon global et pratique, le ministère des transports a d’abord annoncé la mise à disposition de 185 bus sur le réseau et 50 taxis repartis entre trois opérateurs dont deux opérateurs publics (SOGATRA et TRANS’URB) et un opérateur privé (TRANS’AKANDA).

Le ministère des transports a ensuite déployé ces opérateurs sur une quinzaine de ligne dont TRANS’AKANDA pour la zone nord, TRANS’URB le centre de Libreville et SOGATRA avec deux lignes notamment le départ de sainte marie vers le PK12  et du PK12 vers Ntoum faisant partie du  Grand  Libreville.

En terme de bilan, le ministre des transport a fait savoir que c’est une première opération, une situation nouvelle voir  inédite dont le début de l’opération a enregistré  quelques manquements. Toutefois, malgré ces manquements les sociétés dédiés à cette  opération de transport gratuit de personne ont transporté près de six cent mille personnes (600 Milles personnes) durant les quinze premiers jours du confinement du Grand Libreville.

Afin de comprendre et faire comprendre aux  compatriotes  qui sans doute penseront que ce chiffre est  surréaliste, M. Armel BALONDZI a tenu à démontrer de façon scientifique et technique  ce que ce chiffre avancé traduit concrètement .

Pour le ministre, cela veut dire tout simplement  “je suis un citoyen lambda, j’habite le PK12 et je me déplace pour des raisons évidentes vers l’aéroport de Libreville ou vers Owendo. Si dans la journée j’ai emprunté ces bus dix fois, je suis compté dix fois (…) donc en faisant ce calcul naturellement ce chiffre se justifie. Il ne faut surtout pas le rapprocher à la population du Grand  Libreville  sinon c’est pas du tout justifier “. 

Continuant, son argumentaire, le ministre a préciser  que ”dans chaque bus , il y a un agent qui fait du contrôle, qui enregistre ceux qui montent  et ceux qui descendent ”. 

En prenant, l’exemple du transport aérien  c’est à dire  lorsqu’on dit qu’ une compagnie de transport aérienne à transporter vingt millions (20 Millions) de personne par an, cela veut dire tout simplement que lorsqu’on va d’un point A à B (Libreville- Paris)  vingt fois dans l’année, la compagnie de transport aérienne considère que nous avons été  transporté vingt fois.

Donc selon le ministre, en terme d’approche et de logique , il ne faut surtout pas rapprocher ce chiffre à la population globale, c’est serait faux.

A la question de son interlocutrice, Mme NGALIBIKA,  de  savoir pourquoi on a observé des compatriotes  reliés des points  A à B et des agglutinement de personne dans les arrêts de bus sans aucun moyen de public disponible pour les transporté, le ministre des transports à d’abord poser la question de savoir ”si  ces personnes pendant le confinement du Grand Libreville ont marché pour des raisons essentielles ou non essentielles ?”. 

Pour M.BALONDZI, c’est une question fondamentale parce que effectivement  dans “ces gens qui marchaient beaucoup de compatriotes marchaient pour des raisons non essentielles”. Pour justifier  cela, il a fait savoir qu’il a fait le tour du réseau avec ses équipes ou ils ont observé d’Akanda à Libreville jusqu’au PK12 ce qui se passait sur le terrain. Le ministre  reconnait néanmoins que les griefs qui sont faites à son département ministériel ont une part de réalité. En effet, ”dans un bus nous n’avons que neuf places naturellement si il faut embarquer dans ce bus cinquante personnes  mathématiquement ce n’est pas possible parce que nous avons les mesures barrières à respecter que nous appliquons (…) se faisant il y a des personnes qui ont des déplacement justifier mais qui peuvent quand même trainer ”  a fait savoir le ministre. Fort de ces critiques, les ministères des transports à ajuster son plan de mobilité.

Face aux remarques diffusées dans les réseaux sociaux et autres selon lesquelles les bus n’allaient  pas assez dans les quartiers périphériques, M.BALONDZI a fait savoir que l’offre de transport a été adaptée à la situation par la définition des axes prioritaires et secondaires. Le ministère des transport a ensuite déployé quatorze lignes (14)  supplémentaires passant ainsi  de quinze (15) ligne au début de l’opération de transport gratuit, à vingt neuf (29) lignes pour couvrir les axes dit secondaire.

Toujours est -il que la gratuité du transport se poursuit dans le confinement partiel décrété récemment par le gouvernement. Le ministre promet d’améliorer le système  de transport public en mettant en place  des zones qui sont une sorte de nœud de distribution.

Pour ce qui est de l’organisation et l’application des mesures barrières dans le réseau de transport public, ”lorsqu’un usager monte dans un bus, il y a du gel hydroalcoolique qui lui est donné pour se laver les mains et puis il y a les masques offerts au usager dans tous les bus  (…) mais à l’usage ,surtout au début, il y a des compatriotes qui ne voulaient pas s’astreindre à la mesure (…) nous avons commencé à les faire descendre des bus” à affirmer le ministre .

Pour ce qui est des taxis déployés, un numéro vert (1410) a été mis en place jusqu’à la fin de la pandémie ,qui toutefois à rencontré des anomalies signalées par les populations. Pour M.BALONDZI, ”avant de voir le verre à moitié vide, il faut l’avoir vu à moitié plein (…) parce que l’opération qui a été faite a permis une grande accessibilité au centre de santé, nous avons sauvé des vies humaines, des femmes qui étaient en travail et qui appelaient étaient prise et emmener dans les centre hospitaliers” . Le Ministre a fait savoir  que dans les appels, “il y a eu une sorte d’embouteillage parce que lorsque nous faisons le diagnostique, on se rend compte que nous avons reçu 1001 Appels et nous avons satisfait à 52% d’appel du fait que certains compatriotes appelaient pour des raisons non évidentes”. C’est donc ce qui peut expliquer les quelques problèmes qu’il y a eu au niveau du numéro vert.

Pour ce qui est de la mise à disposition des bus au personnel de santé , de défense et sécurité notamment sur la question de savoir si ces entités en première ligne de lutte contre le COVID-19, garderont ces bus à long terme, Le ministre a fait savoir que  50 Bus ont été mis à la disposition des forces de défense et de sécurité et 30 Bus pour les services de santé, 10 bus pour le ministère en charge  de la solidarité nationale et 5 pour le ministère de la justice donc pour la sécurité pénitentiaire. Ces bus seront rétrocéder à TRANS’URB à la fin du COVID-19.

Pour ce qui est des 6 milliards de Franc CFA alloué à son département pour assurer le transport public gratuit, le ministre des transports a fait savoir qu’il s’agit d’une prévision budgétaire sur la base de calcul. Ces 6 milliards en termes de temporalité ont été budgétisé  pour quatre (4) mois donc entre Avril, Mai, Juin, Juillet contrairement à deux semaines comme beaucoup ont pensé dans l’opinion après son annonce.

Cette prévision concerne trois acteurs essentiels SOGATRA,TRANS’AKANDA, TRANS’URB  et  tient compte du parc de véhicule vieillissant comme SOGATRA  ou il y a des bus à réparer. Ensuite, il y a une entreprise nouvelle notamment  TRANS’URB qui démarre avec un besoin en fond de roulement, il y a des charges d’exploitation, il y a le carburant, les lubrifiants, les salaires, pièces détachées à commander en chine chez le constructeur. Se sont donc toutes ces charges d’exploitation qui expliquent le contenu de ce budget.

Premièrement, ce que doivent retenir les compatriotes, selon le ministre des transports, c’est que pour dépenser l’argent public il y a des règles . Le ministre de l’économie et des finance a désigné un ordonnateur  et un agent comptable. Tout argent qui sortira sera justifié au franc près. Deuxièmement en terme de gouvernance, des instructions de changement de paradigme ont été données par le président de la république. Ainsi pour les transports, ”nous allons dépenser l’argent avec parcimonie et tous les francs seront justifié en temps utiles” à déclaré M.ARMEL BOUNDA BALONDZI. 

Pour ce qui est de la gestion des tarifs de transport, un arrêté a été fait sur cette question ou  il est  interdit d’augmentation les tarifs de transport. Le ministère veillera à ce que les prix de transport soit maintenu.

Sur la question de savoir comment va fonctionner TRANS’URB après la crise sanitaire, sachant que c’est une nouvelle société de transport dont le début de ces activités ont été lancé en pleine crise COVID-19,  le ministre des transports et des infrastructures et de l’Habitat a fait savoir que son département tient à ce qu’elle soit une entreprise viable et pérenne. Pour ce faire, il a instruit les responsables de TRANS’URB à mener leurs actions sur la base d’un triptyque: l’Ethique, la gouvernance, la responsabilité sociétale.  Ce sont ces trois facteur qui vont guider la gouvernance de TRANS’URB et dont la mise en œuvre permettrait de croire à une entreprise gérer avec les standards internationaux.

A la question de savoir si le parc automobile de TRANS’URB peut répondre au besoin de mobilité des populations du  grand Libreville, le ministre a fait savoir que le parc automobile de cette entreprise est composé de 285 bus et que naturellement il faudra s’adapter à la demande en transport.

Une étude de faisabilité a été faite dans le temps, mais il faut l’actualisé en fonction de la mobilité des populations. Ce qu’il faut savoir c’est qu’un plan de mobilité doit avoir derrière un élément d’étude qu’on appelle une étude  ORIGINE-DESTINATION (O-D) ca permet de s’adapter.  ”Il faudra ajuster aussi  les investissements à faire car pour l’instant les besoins d’investissement actuels sont immenses et on ne peut pas dire que ces bus vont satisfaire tout nos besoins mais ils vont permettre d’améliorer la mobilité dans le grand Libreville” à déclaré le Ministre ARMEL BOUNDA BALONDZI.

En outre, pour ce qui est du profil nationalité  des chauffeurs conducteurs des bus de  TRANS’URB, ces derniers ont été puisé dans un fichier qui découle d’une étude de faisabilité et se sont des compatriotes en grande majorité dans la phase teste. Pour les jours à venir, le ministre à instruit le directeur de TRANS’URB de mettre dans le journal un appel à candidature pour les chauffeurs, pour les mécaniciens, et puis un cabinet va se charger de a phase de recrutement et la société prendra des chauffeurs qui seront formé pour avoir une culture d’entreprise.

Par ailleurs, pour ce qui est  de la question de savoir comment sera géré pendant et après la crise du COVID-19, les surcharge dans les  bus au heures de pointe, M.BALONDZI pense qu’il y a un effort à faire dans la pédagogie , ils faut astreindre les usagers  à respecter les mesures barrières. Il est important aussi d’insister sur la communication en demander aux compatriotes de rester  à  la maison lorsqu’il n’ont pas un besoin de déplacement  essentiel car il s’agit de sauver des vies.

Pour ce qui est de savoir, si il y a un numéro vert pour dénoncer les abus des conducteurs qui exigeraient de payer un quelconque déplacement ,le ministre a fait savoir que  des instructions ont été donné aux responsables de ces trois sociétés de transport pour mettre en place des procédure et prendre des mesures  préventives pour contrôler et sanctionner de telles dérives de la part des chauffeurs.

La rédaction, Gabon Logistics

 

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