Des taxis 100 % électriques circulent depuis peu dans la capitale gabonaise. Importés de Chine (modèle Nammi Box du constructeur Dongfeng), ces véhicules compacts et silencieux affichent jusqu’à 300 km d’autonomie grâce à leurs batteries LFP. Une avancée qui s’inscrit dans une volonté de moderniser la mobilité urbaine et de réduire l’empreinte carbone.
Une solution pensée pour la ville
Les taxis peuvent être rechargés lentement sur une borne classique ou rapidement via une borne DC, permettant d’atteindre 80 % de charge en 30 minutes. Sur le papier, tout est réuni pour assurer une rotation fluide entre deux courses.
Un pari risqué dans un contexte énergétique fragile Mais un défi majeur persiste : la fiabilité du réseau électrique. À Libreville, délestages et rationnements restent fréquents. Une flotte entièrement dépendante de l’électricité pourrait donc être immobilisée du jour au lendemain, compromettant la rentabilité du modèle.
Un écosystème technique à construire
Au-delà de l’infrastructure électrique, la transition impose : Davantage de bornes de recharge, Des techniciens formés à la maintenance des batteries haute tension, Un stock local de pièces détachées, Un modèle économique viable face aux taxis thermiques, encore dominants.
Une modernisation possible, mais conditionnée
L’arrivée des taxis électriques à Libreville est un signal fort : la transition vers une mobilité plus propre peut s’accélérer au Gabon. Mais sa réussite dépendra d’investissements lourds dans le réseau électrique et l’écosystème technique qui l’accompagne.
Une innovation prometteuse, mais qui nécessite des fondations solides.

