Des pirates ont attaqué dimanche un bateau de pêche au large de Libreville, enlevant six membres d’équipage (trois Indonésiens, deux Sénégalais et un Sud-Coréen). Il s’agit du troisième assaut de flibustiers sur les eaux entourant notre pays en l’espace de six mois.

C’est à croire que le Gabon figure désormais parmi les zones d’activités de piraterie maritime. Dans la nuit du 21 au 22 décembre 2019, notre pays avait enregistré sa première attaque de pirates. Elle s’était soldée, notamment, par l’assassinat du commandant Aymar Romarick Mboumba Mbina de la Satram. En mars dernier, une autre attaque a été signalée. Un peu plus d’un mois après, des brigands s’en sont pris à un bateau de pêche aux larges des eaux gabonaises. L’information, confirmée par une voix autorisée du ministère des Transports, fait état de plusieurs personnes enlevées. Selon notre source, il s’agirait de six membres d’équipage, à savoir trois Indonésiens, deux Sénégalais et un Sud-Coréen.

Le gouvernement aurait mis en place une commission gérée au niveau du ministère de la Défense pour faire la lumière sur ce nouvel acte. Ces dernières années, la piraterie maritime a connu une évolution dangereuse dans le golfe de Guinée, qui s’étend sur 5 700 Km (des côtes du Sénégal à celles de l’Angola) et dont le Gabon est membre. Cette situation interpelle les Etats concernés, de manière à mener des actions concertées et coordonnées pour combattre  cette forme de terrorisme. Avec un rayon de couverture de plus de 2 800 km, l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) devrait contribuer à cette lutte. Nul besoin de rappeler que l’Ageos occupe un poste stratégique dans la sous-région, en offrant une visibilité satellitaire sur une grande partie de l’Afrique de l’ouest, la totalité du Golfe de Guinée, les bassins du Congo et de l’Ogooué.

Guy-Romuald MABICKA

Laisser un commentaire