Alors que l’ancien ministre gabonais des Transports, Justin Ndoundangoye, séjourne depuis le 9 janvier à « Sans-Famille » pour corruption, les arrestations de ses supposés complices se poursuivent. Selon le quotidien pro-gouvernemental l’Union paru ce samedi, l’ancien ministre percevait chaque mois 50 millions d’un agent de l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) dont il était aussi le secrétaire exécutif. Son complice dans cette rétribution illégale, le directeur technique et de l’expertise ferroviaire Jean-Aimé Nziengui, a été placé vendredi en détention préventive à la prison centrale de Libreville. La justice gabonaise continue d’éplucher les activités illégales de plusieurs proches de l’ancien ministre des Transports Justin Ndoundangoye. L’opération mains-propres baptisée scorpion a mis la main dernièrement sur Jean-Aimé Nziengui, directeur technique et de l’expertise ferroviaire de l’ARTF, l’une des structures sous la coupole de l’ancien membre du gouvernement. Arrivé à l’ARTF en janvier 2018 grâce à l’interventionnisme du ministre, les deux hommes auraient conclu une alliance mafieuse à en croire la justice gabonaise. C’est la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire (DGCISM, B2) où séjournait en garde vue Jean-Aimé Nziengui, qui aurait réussi à faire la lumière sur les nombreux montages financiers mis en place avec le ministre Ndoundangoye. Selon l’Union, Jean-Aimé Nziengui aurait obtenu l’attribution de plusieurs marchés publics via sa société Ingerail, sous l’œil bienveillant du ministre Ndoundangoye. En récompense de ces largesses, « Le ministre Ndoundangoye demandait au directeur technique et de l’expertise ferroviaire de l’ARTF, Jean-Aimé Nziengui, de lui verser 50 millions de francs par mois », révèle une source judiciaire citée par le quotidien l’Union. Des activités illégales qui ont valu à Jean-Aimé Nziengui d’être inculpé vendredi pour « prise illégale d’intérêt, association de malfaiteurs, concussion ». Le complice présumé de Justin Ndoundangoye l’a ainsi rejoint le jour-même à la prison centrale de Libreville. Une épine de plus sous le pied du secrétaire général de l’Association des jeunes volontaires émergents (AJEV) de Brice Laccruche Alihanga dont les membres font copieusement les frais de l’opération scorpion. Des informations qui viennent confirmer les pratiques peu orthodoxes de l’administration d’Ali Bongo et des cadres du son Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) nommés dans la haute administration. Source: info241.com