Site icon GabonLogistics

Note de conjoncture économique 2025 : le rappel à l’ordre de la Banque mondiale

Dans sa note de conjoncture économique 2025, la Banque mondiale adresse un message clair aux économies africaines, et plus particulièrement aux pays dépendants des matières premières : les signaux de reprise existent, mais ils restent fragiles et conditionnés à des réformes structurelles profondes.

L’institution de Bretton Woods souligne que la croissance observée ces dernières années ne saurait masquer les vulnérabilités persistantes. Endettement élevé, dépendance aux exportations de ressources naturelles, faible diversification économique et pressions inflationnistes continuent de peser sur les perspectives à moyen terme. Autrement dit, la reprise n’est ni uniforme ni suffisamment inclusive.

La Banque mondiale insiste notamment sur la nécessité de renforcer la discipline budgétaire. Les marges de manœuvre financières des États se réduisent, alors même que les besoins sociaux, eux, augmentent. Sans une meilleure mobilisation des recettes internes et une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques, les déséquilibres risquent de s’aggraver.

Autre point central du rapport : l’urgence de diversifier les économies. Trop de pays restent exposés aux chocs extérieurs liés aux fluctuations des prix des matières premières. La Banque mondiale appelle ainsi à accélérer les investissements dans les secteurs productifs, les infrastructures, le capital humain et l’innovation, afin de créer des emplois durables et de renforcer la résilience économique.

Enfin, la note rappelle que la croissance ne peut être soutenable sans une amélioration du climat des affaires et de la gouvernance. Transparence, efficacité administrative et sécurité juridique sont présentées comme des leviers essentiels pour attirer les investissements privés, locaux comme étrangers.

Cette note de conjoncture 2025 sonne donc comme une piqûre de rappel : les opportunités existent, mais sans réformes courageuses et cohérentes, les économies concernées risquent de rester enfermées dans un cycle de croissance fragile, insuffisant pour répondre aux attentes des populations.

Quitter la version mobile