Site icon GabonLogistics

Ouverture du Centre des métiers du transport et de la logistique : qu’est-ce qui bloque ?

Actée lors du Conseil des ministres du 20 novembre 2020, la création du Centre de formation professionnelle aux métiers du transport et de la logistique, implanté dans la commune d’Akanda, devait répondre à un besoin stratégique : doter le Gabon d’un outil de formation moderne, capable d’accompagner la transformation de son économie et la professionnalisation de ses filières logistiques et de transport.

Près de cinq ans après son décret de création et d’organisation, le constat demeure pourtant inchangé : le centre n’a toujours pas ouvert ses portes. Une situation qui interroge, au regard des enjeux économiques, sociaux et d’employabilité auxquels le pays est confronté.

Un outil stratégique toujours en attente

Pensé comme un levier majeur de développement des compétences, ce centre avait vocation à jouer un rôle central dans :

Autant d’objectifs qui restent, à ce jour, largement théoriques faute de mise en service effective de l’infrastructure.

Des moyens conséquents déjà mobilisés

Le projet du Centre des métiers du transport et de la logistique repose pourtant sur des bases solides :

Ces chiffres traduisent l’ambition initiale du projet et soulignent l’ampleur de l’investissement consenti.

Un retard aux conséquences multiples

L’absence d’ouverture du centre pose plusieurs questions de fond :

Pendant ce temps, les entreprises continuent de faire face à un déficit de profils qualifiés, tandis que de nombreux jeunes peinent à accéder à des formations professionnalisantes alignées sur les besoins du marché.

Un enjeu de crédibilité et de gouvernance

Au-delà du centre lui-même, cette situation renvoie à un enjeu plus large de gouvernance des projets publics et de cohérence des politiques de formation professionnelle. La mise en service effective du Centre des métiers du transport et de la logistique constituerait un signal fort en faveur de la valorisation du capital humain et de la souveraineté des compétences.

La question reste donc entière : qu’est-ce qui bloque réellement l’ouverture de ce centre stratégique, et quand pourra-t-il enfin jouer le rôle pour lequel il a été conçu ?

Un débat qui mérite d’être posé, tant les enjeux dépassent le simple cadre d’une infrastructure pour toucher au cœur de la transformation économique et sociale du Gabon.

Quitter la version mobile