Depuis plus d’une décennie, les eaux gabonaises sont devenues un théâtre d’attaques de piraterie maritime, inscrivant le pays dans la zone à haut risque du golfe de Guinée.
Quelques faits marquants
- 2013 : détournement du pétrolier Cotton au large du cap Lopez.
- 2020 : attaques contre le porte-conteneurs MSC Talia F et enlèvement de six marins sur des chalutiers près de Cocobeach.
- 2023 : attaque d’un vraquier au mouillage près du port d’Owendo, à quelques kilomètres de Libreville.
- 2025 : enlèvement de trois marins sénégalais sur un chalutier de pêche.
- Nuit du 10 au 11 janvier 2026 : nouvelle attaque confirmée par un communiqué du ministère de la Défense, relayé par Gabon 24.
Le constat est clair : la piraterie n’est plus ponctuelle. Elle est persistante, organisée et parfois très proche des côtes et des zones portuaires.
Des risques toujours présents
La navigation dans les eaux gabonaises n’est aujourd’hui pas totalement sûre, en particulier pour les navires de pêche, les bâtiments au mouillage et les navires non escortés. Malgré les efforts de surveillance et les investissements consentis, les récents incidents montrent que la menace demeure réelle et imprévisible, avec des risques humains, économiques et stratégiques majeurs.
Vers un renforcement des mesures de sécurité
Il est urgent de renforcer :
- la présence navale et la surveillance maritime ;
- la coopération régionale dans le golfe de Guinée ;
- les dispositifs de protection des navires et des équipages.
La sécurité maritime n’est pas une option : elle conditionne la souveraineté, la fluidité du commerce et la protection des vies humaines.
Questions ouvertes
- Les moyens actuels sont-ils suffisants ?
- Faut-il revoir la stratégie de sécurisation des eaux gabonaises ?
La piraterie au Gabon reste un défi stratégique, et sa maîtrise nécessitera une mobilisation continue des autorités nationales et des partenaires régionaux.

