Une organisation de logisticiens et Supply-Chain managers en Afrique centrale verra bientôt le jour…

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Près de 3 heures c’est le temps que se sont accordés les logisticiens et Supply chain managers d’Afrique centrale ce samedi 14 novembre 2020 lors du premier webinaire logistique consacré spécialement à la sous-région d’Afrique centrale.

Il s’agissait là de la session introductive du premier forum sous régional sur la logistique et la supply chain management prévue le 09 janvier 2020 à Douala au Cameroun.

Présidents des associations nationales de logisticiens, consultants, professionnels et experts du domaine, entrepreneurs et des étudiants de sept (7) pays sur les neuf (9) de l’Afrique centrale ont pris part à un échange intense et surtout riche en analyses et recommandations. Dès l’entame Serge Guy BILOA, Président de l’Association Camerounaise des Professionnels de la Chaîne Logistique (ACPCL) présentait le projet FALAC (Fédération des Associations de Logisticiens en Afrique Centrale) en partageant sa vision et en déclinant ses missions et objectifs ainsi que le rôle important qu’il jouera dans la vulgarisation des métiers de la logistique dans la sous-région. A l’écoute, le Professeur Mustafa EL KHAYAT et Ricardo MISSIHOUN respectivement vice-Président et Président de la Fédération Africaine des Associations de Logisticiens (FAAL) qui se sont réjouis de l’avancée de ce projet initié depuis 2018 qui tend désormais vers sa concrétisation. En soulignant que l’Afrique a besoin des logisticiens africains pour son essor, La FAAL a exprimé ses chaleureuses félicitations à l’équipe du pilotage du projet FALAC tout en les rassurant de leur soutien jusqu’au jour du forum prévu à Douala.

S’en ait suivi le panel sur les enjeux de la pratique optimale de la logistique et de la supply chain management en Afrique centrale où huit (9) de nos panélistes se sont exprimés tour à tour en décryptant de façon panoramique la situation actuelle qui prévaut dans nos pays. Sur la base de leurs expériences mais aussi des rapports d’organismes sous régionaux et internationaux sur les indices de performance logistique, état des lieux, diagnostics, analyses, mesures et solutions et recommandations ont été le procédé dans l’exercice de prise de parole.

Il en ressort de ce qui précède que l’Afrique centrale, véritable potentiel de par son écosystème demeure un vaste champ de recherche, d’études et d’application de la logistique et de ses métiers qui joueront un rôle de catalyseur pour notre économie tout en améliorant les conditions de vie des populations. Néanmoins le fossé reste grand entre ce qui se fait sur le tas et ce qui a déjà fait la gloire de plusieurs autres sous-région. L’intégration sous régionale demeure un véritable casse-tête du fait du manque de connexion entre les capitales avec des infrastructures et des réseaux de transports compétitifs et performants. « L’Afrique centrale est plus connectée à d’autres sous-région qu’à elle-même » dixit Julus AGAYAS, CEO du groupe Gabon Logistics lors de son intervention qui a souligné la nécessité pour l’Afrique Centrale d’être connectée à elle d’abord en favorisant le transport et transit inter-Etat, et mettant en place un système d’accessibilité et de disponibilité pour les médicaments dans les zones rurales.

Les deux pays enclavés en Afrique Centrale la Centrafrique et le Tchad qui dépendent fortement du port de Douala éprouvent encore beaucoup de difficultés dans leurs corridors respectifs. C’est qui a été souligné par Evariste YEKATOM et Abbas ABDELKERIM respectivement Président de l’Association des Logisticiens Centrafricains (ASLOC) et Vice-Président de l’Association des Tchadiens (ASLOT) lors de leurs interventions en signifiant encore que la professionnalisation du métier de la logistique dans leurs pays laisse encore à désirer.

La logistique est un des secteurs qui emploient énormément de par son omniprésence dans tous les pôles d’activités. Mais il est a noté une forte prédominance masculine car très peu de femmes opèrent dans ce domaine. Un aspect mis en évidence par Laure BAKALA Chef de service d’ordre de Direction des Affaires Générales au Port Autonome de Douala, qui a subjugué les participants par un discours d’équité en encourageant à donner plus de visibilité et de responsabilité aux femmes dans ce domaine. La logistique n’étant pas un métier pour hommes.

En adéquation avec l’offre des marchés sous régional et national, l’orientation et la formation sur la pratique des métiers de la logistique et la Supply chain management sont les bases sur lesquelles nous devons nous appuyer pour garantir une mise à niveau. Des propos soutenus par notre confrère Kevin LUTONADIO, Consultant formateur en Supply chain management Représentant de la République démocratique du Congo dans le projet FALAC. Pendant que Jules Rocky EMBOUNOU, Chef de service Assistance aux utilisateurs et Hotline Chez GUOT et Représentant du Congo accentuait sur la nécessité de connectivité, de l’harmonisation des codes de langage et de l’intégration des systèmes de transport entre pays membres de la sous-région d’Afrique centrale.

Pour Éric Francis VOUNDA, Expert des opérations portuaires et logistique chez GUCEG l’Afrique centrale éprouve un réel besoin de dématérialiser l’ensemble de ses procédures administratives et douanières afin de faciliter les opérations par la mise en place des guichets uniques qui prouvent déjà leur efficacité dans les ports qui l’ont accueilli.

La Guinée Equatoriale quant à elle a été représentée par Geronimo NDONG, diplômé en logistique et entrepreneur, qui a donc mis en évidence le fait que la logistique est un métier qui crée de la valeur aux clients, aux fournisseurs, aux actionnaires ou aux investisseurs dans nos pays. Longtemps considéré comme une profession de manutention, elle est bien une fonction capable d’optimiser les coûts, les délais et qualité des produits et des services.

A souligner que la FALAC est constituée par les associations nationales des pays membres. Ce qui convient donc à Harmoniser et à unifier les actions de ces associations nationales qui se doivent d’œuvrer ensemble sur le plan local pour l’essor de la logistique. Une interpellation relevée par Jude PEZOU porte-parole de l’Association Internationale pour la promotion de la logistique (AIPL).

Il ne reste donc plus qu’à se mettre au travail, et à l’instar du Gabon qui a désormais un Ministère des Transport et de la logistique, impliquer les politiques de nos Etats à réellement donner la logistique sa place pour une véritable intégration sous régionale et dynamiser le développement économique et social de nos pays. Une conclusion qui venait droit du Gabon avec Rock-Emmanuel MVE-MBORO, Président Exécutif du Club Achat Gabon.

Rédaction

Ivan Kelly ZINGA

Chef de Projet FALAC

Secrétaire Général de la FAAL

1 COMMENTAIRE

  1. La logistique en Afrique Centrale a besoin d’abord d’un développement en matière de route c’est le point focale Du transit et aussi une tolérance au niveau des Tchèques pointes les TELS des contrôleurs.
    Mathurin Mvondo étudiant en Douane et transit

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