La condamnation à cinq ans de prison ferme du chauffeur impliqué dans l’accident mortel de essassa marque un tournant. Au-delà du verdict judiciaire, cette décision envoie un message clair à l’ensemble des conducteurs de transport public et privé au Gabon : la responsabilité au volant n’est pas une option, c’est une obligation légale et morale.
Pour GLT Média, ce drame doit servir de leçon collective dans un secteur où la pression quotidienne — rotations, recettes, concurrence — peut parfois conduire à des comportements à risque.
Une responsabilité pénale désormais bien réelle
Cette affaire rappelle une vérité fondamentale : en cas d’accident grave ou mortel, le conducteur peut être personnellement poursuivi et condamné.
Les conséquences sont lourdes :
🛑Peine de prison ferme ;
🛑Perte du permis de conduire ;
🛑Interruption brutale de l’activité professionnelle ;
🛑Impact durable sur la vie familiale et sociale.
🛑Un instant d’imprudence peut coûter une vie… et détruire deux familles.
La sécurité avant la rentabilité
Dans le transport urbain, la tentation d’accélérer, de surcharger ou de multiplier les rotations pour maximiser les recettes est réelle. Pourtant, aucune course ne justifie de mettre en danger des passagers.
Respecter :
✅Les limitations de vitesse ;
✅Les capacités maximales de charge ;
✅Les règles de priorité ;
✅Les temps de repos nécessaires ;
n’est pas un frein à l’activité, mais une garantie de durabilité professionnelle.
Professionnaliser pour protéger
Le secteur du transport joue un rôle stratégique dans la mobilité quotidienne et l’économie nationale. Pour renforcer sa crédibilité et sa stabilité, il doit miser sur:
✅La formation continue en conduite défensive ;
✅Des contrôles techniques rigoureux ;
✅Une culture de sécurité partagée entre chauffeurs et propriétaires de véhicules.
La condamnation de essassa doit être perçue non comme une simple sanction, mais comme un avertissement.
Cette décision judiciaire sera-t-elle le déclic nécessaire pour installer une véritable culture de sécurité dans le transport public et privé gabonais ?









