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samedi 21 février 2026

Électricité : Accélérer la cadence, un impératif de logistique énergétique au Gabon

Face à la persistance des délestages à Libreville et dans plusieurs localités du pays, perturbant le quotidien des ménages et l’activité économique, le Président de la République, Chef de l’Etat , Chef du Gouvernement; S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a reçu une délégation de la société turque Karpowership afin d’évaluer l’état d’avancement des solutions d’appoint énergétique. Ont pris part à la séance de travail le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, M.Philippe Tonangoye, les responsables de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG Gabon), ainsi que le directeur général de Karpowership, Umut Çevik. Au cœur des échanges : accélérer la mise en service des capacités flottantes destinées à stabiliser le réseau.

Au-delà de l’urgence, cette rencontre souligne un enjeu structurant : la performance de la logistique énergétique nationale. Si la centrale flottante offre une réponse rapide en capacité installée, son efficacité dépend d’une coordination précise entre transport maritime, installation technique, raccordement au réseau et synchronisation avec les infrastructures existantes.

Le succès du dispositif repose sur la fluidité des opérations portuaires et la rapidité des travaux de connexion aux postes de transformation. La centrale doit s’intégrer à un écosystème énergétique comprenant réseaux de transport, systèmes de régulation et dispositifs de sécurité. Tout retard technique ou administratif peut différer l’injection effective des mégawatts attendus.

L’approvisionnement en combustible constitue également un maillon stratégique. Une centrale thermique flottante exige un flux continu et sécurisé, impliquant planification des rotations maritimes, gestion rigoureuse des stocks et coordination entre fournisseurs, autorités portuaires et opérateurs. La logistique énergétique devient un exercice permanent d’anticipation.

Pour l’économie nationale, l’enjeu est majeur. Ports, mines, installations pétrolières, télécommunications et zones industrielles dépendent d’une alimentation stable. Toute instabilité fragilise les chaînes d’approvisionnement, accroît les coûts et réduit la compétitivité du pays.

L’instruction présidentielle d’« aller plus vite » traduit ainsi une volonté de renforcer la résilience du système électrique. Il ne s’agit pas seulement de produire davantage, mais d’optimiser l’ensemble des flux — de l’importation du combustible à la distribution — afin de sécuriser durablement la performance énergétique du Gabon.

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