Face aux défis climatiques, économiques et sociaux, la logistique verte et durable s’impose comme un levier stratégique incontournable pour les États. Au Gabon, la question se pose avec acuité : le Chef de l’État est-il en train de poser les bases d’une logistique nationale plus respectueuse de l’environnement et durable dans le temps ?
Par définition, la logistique durable vise à concilier performance économique, responsabilité environnementale et impact social positif tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Elle repose sur l’intégration de pratiques et de technologies permettant de réduire les émissions, de limiter les déchets, d’optimiser l’utilisation des ressources et d’améliorer les conditions de travail, sans compromettre la compétitivité des entreprises.
Une exigence devenue stratégique
Dans un contexte d’urgence climatique et de pression croissante sur les ressources naturelles, les entreprises opérant au Gabon sont appelées à adapter leurs modèles logistiques. Transport, stockage, distribution, infrastructures et énergie sont désormais au cœur d’une transition qui dépasse la simple conformité environnementale.
La logistique verte n’est plus une tendance : elle constitue une véritable mutation structurelle des chaînes d’approvisionnement, ouvrant la voie à une supply chain plus résiliente, plus efficiente et plus respectueuse de l’environnement.
L’impulsion politique comme facteur clé
Les réformes engagées sous l’autorité du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment dans les domaines des transports, de la logistique, des infrastructures et de la gouvernance publique, laissent entrevoir une volonté de modernisation en profondeur de l’appareil économique de l’État.
Le développement du transport fluvial et ferroviaire, la structuration de la gouvernance logistique publique, la réflexion sur les corridors logistiques et la souveraineté économique sont autant de signaux qui peuvent s’inscrire dans une vision de logistique durable, encore en construction mais potentiellement structurante.
Vers une stratégie nationale de logistique verte ?
La question centrale demeure : le Gabon doit-il formaliser une stratégie nationale dédiée à la logistique verte et durable ?
Une telle démarche permettrait de :
- fixer un cadre clair pour les acteurs publics et privés ;
- encourager les investissements verts dans les transports et les infrastructures ;
- promouvoir des modes de transport à faible empreinte carbone ;
- renforcer la compétitivité logistique du pays ;
- positionner le Gabon comme un acteur de référence en Afrique centrale en matière de logistique durable.
Quelle gouvernance pour réussir la transition ?
La réussite de cette transition repose sur une gouvernance adaptée, associant l’État, les entreprises, les collectivités, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les organes de régulation. Elle suppose également la mise en place d’indicateurs de performance environnementale, de mécanismes d’incitation et d’un cadre réglementaire cohérent.
Au-delà des intentions, c’est la capacité à structurer, piloter et mesurer cette transition qui déterminera son succès.
Un débat ouvert pour un enjeu d’avenir
À l’heure où le Gabon ambitionne de renforcer sa souveraineté économique tout en valorisant son capital naturel, la logistique verte pourrait devenir un pilier stratégique du développement national. Reste à savoir si cette ambition sera pleinement formalisée et portée au plus haut niveau de l’État.
Le débat est désormais ouvert : le Chef de l’État fera-t-il de la logistique verte et durable un marqueur fort de la transformation économique du Gabon ?








