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La zlecaf pour une intégration de la production

Sachant que la phase de libre échange suffit pour assurer l’intégration de la production, la ZLECAF pourrait constituer une opportunité.

En Afrique, parmi les raisons qui expliquent la nécessité d’une intégration figure la balkanisation du continent (morcellement territorial à partir de la conférence de Berlin (1884-1885).

D’une part les états africains cherchent à se retrouver mais d’autre part l’ancien colonisateur a jugé nécessaire de les pousser à se regrouper pour remettre en valeur ses colonies.

Les pensées ou réflexions appelant dans le sens d’une certaine intégration africaine ont commencé avec les anciens : Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, Barthelemy Boganda, Cheikh Anta Diop.

Et tout récemment, il y’a eu l’ancien président Abdoulaye Wade avec le plan OMEGA, puis Abdelaziz Bouteflika, Olusegun Obasanjo et Thabo Mbeki avec leur plan MAP (Millenium African Plan). Ces deux plans réunis ont donné naissance au NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique).

L’intégration économique est un ensemble de politiques économiques communes dans les domaines commerciaux, financiers, économiques  mises en œuvre par des communautés économiques pour le compte des états.

Elle se présente sous des formes différentes selon les pays concernés et se caractérise par:

On rencontre actuellement 2 formes d’intégration économique : l’intégration des marchés et l’intégration de la production.

L’intégration des marchés a comme aboutissement la création d’un marché unique par la fusion des marchés des pays membres et chaque état conserve son autonomie totale dans le domaine de la production.

Il existe plusieurs types d’intégration des marchés:

– libre circulation des marchandises (biens et services),

– libre circulation des facteurs de production ;

Il y’a eu de nombreuses tentatives d’intégration avec beaucoup d’échecs et quelques réussites  même si des pays ont tiré profit de ces regroupements coloniaux du fait d’un développement inégal entre pays côtiers.

 Exemple de tentatives :

Les raisons des échecs de cette forme d’intégration sont :

Le constat est que les états africains sont loin d’être prêts à consentir des abandons de souveraineté. Les marchés n’ont pas été intégrés et la plupart des états n’ont pas atteints le niveau de développement voulu.

L’intégration de la production repose sur une division systématique du travail au niveau des pays membres et il y’a un système de coproduction c’est-à-dire qu’une branche d’activité est exploitée de manière conjointe par deux ou plusieurs pays partenaires.

Afin de la réussir, il faudrait au préalable faire de l’union africaine une unité supranationale pour :

En somme l’intégration des marchés semble être mieux utilisée dans les économies régies par le mode de production capitaliste, alors que dans les économies de type socialiste comme en Afrique, l’intégration de la production pourrait être  adaptée d’autant plus que les marchés ne seront pas en position de concurrence.

Par Sekhou SOUMARE économiste, spécialiste en douane.

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