Le développement du projet de fer de Baniaka, porté par la société australienne Genmin Limited, franchit un cap décisif. Présentées récemment aux autorités gabonaises, les avancées techniques et financières du projet ne concernent pas uniquement l’extraction minière : elles posent surtout les bases d’une nouvelle dynamique pour la logistique minière nationale.
Pour GLT Média, l’enjeu dépasse la simple mise en production d’un gisement. Il s’agit d’un projet structurant pour toute la chaîne transport–logistique : rail, route, stockage, manutention portuaire et exportation.
Une montée en puissance industrielle à anticiper
Le gisement de Baniaka, situé dans le sud-est du pays, ambitionne une production annuelle significative de minerai de fer à haute teneur. Cette montée en cadence implique :
✅La sécurisation des corridors de transport ;
✅L’optimisation du réseau ferroviaire existant ;
✅Le renforcement des capacités portuaires pour l’export.
Dans ce schéma, le rôle du Port d’Owendo apparaît central, tout comme celui du Setrag Entreprise, opérateur du Transgabonais. La capacité à absorber de nouveaux volumes miniers conditionnera la compétitivité du projet sur les marchés internationaux.
Rail, port et intermodalité : les véritables leviers
Pour GLT Média, la question clé n’est pas seulement celle des réserves, mais celle de l’architecture logistique.
Un projet de cette envergure suppose :
✅Des investissements ferroviaires pour augmenter la capacité de traction et de rotation ;
✅Des infrastructures de chargement adaptées aux volumes massifs ;
✅Une coordination fine entre production minière et planning portuaire.
La réussite de Baniaka dépendra donc de la fluidité intermodale entre site minier, rail et terminal maritime.
Un signal fort pour l’écosystème logistique gabonais
Au-delà de Genmin Limited, c’est tout l’écosystème logistique national qui pourrait bénéficier de cette dynamique : transporteurs, manutentionnaires, sociétés d’ingénierie, fournisseurs d’équipements, services portuaires et ferroviaires.
Le projet s’inscrit dans la stratégie de diversification et de valorisation du secteur minier gabonais, aux côtés d’acteurs déjà présents comme Comilog. Il pourrait contribuer à renforcer le positionnement du Gabon comme hub minier et logistique en Afrique centrale.
À terme, le réseau ferroviaire et portuaire gabonais est-il dimensionné pour absorber simultanément la montée en puissance de plusieurs projets miniers, ou faudra-t-il engager une nouvelle génération d’investissements structurants ?









