Pouvez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?

Je suis Edgard R. NDJOUMBI, Manager de GLOBAL TRANSIT & LOGISTICS. Je suis diplômé en Commerce International, précédé au départ par une formation en Assurances obtenue au sein de l’Institut International des Assurances. Je commence ma carrière en 2010 au sein de la société GAPS comme Chef de Service Transit, avec pour poste d’affection au Port d’owendo. En fin 2011 je suis muté à la zone Fret de l’aéroport international Léon Mba de Libreville. En fin 2012, je suis à nouveau sollicité par la société TRANSGAB, j’y vais en qualité de Responsable d’exploitation et je reste en fonction pendant 1 an. Je démissionne de TRANSGAB en fin 2013 et au cours de la même année, je créée la Société GLOBAL TRANSIT & LOGISTICS, dont je suis le Manager jusqu’à présent.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre société ?

GLOBAL TRANSIT & LOGISTICS est une startup de droit gabonais, spécialisée dans les procédures de dédouanement des marchandises importées et / ou exportées, le transit, la logistique et le transport international. Elle est composée d’une équipe jeune, dont la moyenne d’âge est de 30 ans. GTL, dispose d’une direction générale, d’un service transit et logistique, d’un service commercial et d’un service comptabilité. C’est une moyenne de 10 salariés, dont 6 à temps plein. Il est important de signaler que notre professionnalisme et notre technicité nous ont valu des distinctions aussi bien sur le plan national qu’international. En décembre 2014, nous avons obtenu le GRAND PRIX DE L’EXCELLENCE, organisé par Junior Achievement en partenariat avec la Présidence de la Republique du Gabon, en Février 2015, le comité de sélection du Global Trade Leader’s Club nous decernait le TROPHÉE INTERNATIONAL DU TRANSPORT. En janvier 2016, le Business Initiative Directions decernait une fois de plus LE PRIX INTERNATIONAL STAR FOR LEADERSHIP IN QUALITY.

Comment avez-vous financé votre création d’entreprise ?

GLOBAL TRANSIT & LOGISTICS a été financé sur fond propres dès son démarrage en 2013. En décembre 2014, nous avons obtenu un financement de 16.000.000 frs CFA, grâce à notre participation au GRAND PRIX de L’EXCELLENCE, organisé par la Présidence de la République du Gabon, en partenariat avec l’ONG Junior Achievement. Cette distinction nous a valu 1 an de formation au sein de l’incubateur national.

Quelles ont été vos plus grandes réussites ?

Ce qui constitue aujourd’hui l’une de mes plus grandes réussites, c’est le fait d’avoir franchi le pas. En d’autres termes, c’est d’avoir réussi à traverser la frontière entre le salarié que j’étais et l’entrepreneur que je suis devenu.

Comment arrivez-vous à manager votre équipe malgré votre jeune âge ?

Il est toujours difficile d’être chef d’orchestre dans une équipe qui ne dispose même que d’une personne, modestie gardé, je pense que mon éducation de base, et ma culture chrétienne, font de moi, un leader qui sait écouter, orienter, prendre de la réserve avant de passer à l’action.

Votre vision de l’entreprenariat au GABON : qu’est-ce que ça t’apporte, pourquoi tu t’es lancé ?

J’ai l’habitude de le dire, le Gabon est et restera une terre d’opportunités. J’avoue que depuis 2009, la culture de l’entreprenariat prend de plus en plus forme au Gabon, mais il est aussi important, de souligner que ne devient pas entrepreneurs qui veut. C’est un domaine vaste et très contraignant, on s’y engage par vocation et par amour. Personnellement, je me suis engagé dans l’entreprenariat, non seulement, pour concrétiser un rêve, mais aussi, pour contribuer à mon juste niveau, à la construction d’une réelle économie dans mon pays.

Les principaux challenges auxquels tu as du faire face ?

Je rencontre des challenges et des défis à relever chaque jour que Dieu fait, ‎mais il est serait honnête pour moi, de reconnaître que ma participation au GRAND PRIX de L’EXCELLENCE a été pour moi, un moment particulier où, il a fallu se surpasser, grâce à Dieu, nous avons pu tirer notre épingle du jeu.

Que pensez de la qualité des processus de dédouanement (Maritime, Aérien terrestre) des marchandises au Gabon ?

Pour ma part, il serait prétentieux de déclarer que le processus mis en place dans le cadre du dédouanement des marchandises est irréprochable. Mais il est important de reconnaître qu’il est parmis les plus efficaces, de notre sous-region. Au gabon, il est possible, si l’importateur et/ou l’exportateur s’y prend tôt, de dédouanement une marchandise en 72heures. Mais le souhait des opérateurs économique et de voir ce processus s’améliorer d’avantage.

Faites-vous face à beaucoup de concurrence ? Quelle stratégie avez-vous adopté afin de relever ce défi ?

La concurrence est réelle. Il faut même dire que c’est un secteur d’activité où on retrouve beaucoup de concurrents, mais chaque entreprise met en place sa stratégie à fin de tirer son épingle du jeu. Permettez-moi de ne pouvoir dévoiler ici la stratégie mise en place par GLOBAL TRANSIT & LOGISTICS.

Quelles ont été les principales difficultés auxquelles vous avez du faire face ?

Le financement est l’une des principales difficultés que nous rencontrons. Après 5 ans d’activité et d’existence physique sur le terrain, nous avons pour ambition de nous développer afin de mettre en place d’autres activités, telles que les opérations de shipping et surtout de répondre aux exigences logistiques dont font face les opérateurs économiques basés dans les provinces du Gabon.

Et si le parcours était à refaire,…..?

Si c’est à refaire, je le reprendrai volontiers.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants et aux jeunes diplômés en transport et logistique ?

Dans le cadre de notre Responsabilité Sociale, nous recevons tous les trois mois, des étudiants en instance de soutenance dans les filières du transport et de la logistique et je leurs demandes toujours d’être professionnels et pratique, car c’est un métier exigeant et qui nécessite de la rigueur et de la vigilance. Mais il faut reconnaître que c’est un secteur très fermé.

Comment voyez-vous l’avenir de la logistique au GABON ?

La logistique à un très bel avenir au Gabon, car c’est un métier que les jeunes découvrent aujourd’hui et qui fait partie des métiers où il y a beaucoup plus de demande en terme d’emploi. Et je pense que c’est pour répondre à cette exigence, que les plus hautes autorités du pays ont signé un partenariat avec la fondation Mohamed VI, pour la construction et l’équipement d’une école supérieure qui aura pour mission de former les jeunes gabonais dans les métiers de la logistique et du transport.

Nous vous remercions pour votre disponibilité

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