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lundi 4 mai 2026

Souveraineté maritime : le Gabon met fin à son partenariat avec Intershipping Services LLC

Le Gabon franchit un cap dans la reprise en main de son secteur maritime. Réuni en Conseil des ministres le 30 avril 2026, sous la présidence du Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, le gouvernement a décidé de résilier avec effet immédiat l’accord liant la République gabonaise à Intershipping Services LLC.

Portée par le ministre d’État en charge des Transports et de la Marine marchande, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer la souveraineté du pays sur ses activités maritimes. Elle fait suite à plusieurs manquements attribués au partenaire privé, accusé de ne pas avoir respecté ses engagements contractuels.

Selon les autorités, ces défaillances ont perturbé le bon fonctionnement du registre maritime, affectant directement les intérêts stratégiques et financiers de l’État. En mettant un terme à cette collaboration, le gouvernement entend assainir la gestion du secteur et instaurer davantage de transparence dans l’administration des actifs maritimes nationaux.

Vers une refonte du pavillon gabonais

Cette rupture ouvre la voie à une réorganisation en profondeur du système d’immatriculation des navires. L’objectif affiché est de restaurer la crédibilité du pavillon gabonais à l’international, tout en maximisant les retombées économiques au profit du Trésor public.

Comprendre l’enjeu du registre maritime

Le registre international des navires constitue un outil stratégique pour les États. Il s’agit d’une base officielle dans laquelle sont enregistrés les navires de commerce battant pavillon national. Lorsqu’il est ouvert à l’international, il permet à des armateurs étrangers d’immatriculer leurs navires sous le pavillon d’un pays, en contrepartie du respect des normes maritimes en vigueur.

Toutefois, une gestion défaillante de ce registre peut exposer un État à des sanctions ou nuire à sa réputation sur la scène internationale, notamment si les navires immatriculés ne respectent pas les standards environnementaux et sociaux. Par cette décision, le Gabon entend donc reprendre le contrôle d’un levier essentiel de souveraineté et de revenus.

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