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mardi 16 juin 2026

Classement portuaire 2026 : Owendo se hisse au 24e rang africain et devance plusieurs ports de la sous-région

Le port d’Owendo confirme son positionnement parmi les principales plateformes portuaires du continent africain. Selon l’édition 2025 de l’Indice de performance des ports à conteneurs (CPPI), publiée le 10 juin 2026 par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, l’infrastructure gabonaise occupe la 24e place en Afrique et le 300e rang au niveau mondial.

Référence internationale en matière d’évaluation de la performance portuaire, le CPPI mesure l’efficacité des opérations à travers le temps écoulé entre l’arrivée d’un navire dans la zone portuaire et son départ après les opérations de chargement et de déchargement. Contrairement à d’autres classements fondés sur des déclarations administratives, cet indice s’appuie sur des données réelles d’escales, offrant ainsi une vision plus précise de la fluidité des activités portuaires.

Une position honorable dans un environnement concurrentiel

À l’échelle du continent, le classement est dominé par le port de Tanger Med, au Maroc, qui se classe à la 6e place mondiale. Il est suivi notamment par Port-Saïd en Égypte (15e mondial), Djibouti (53e), Damiette (105e) et El Sokhna (115e).

Dans ce paysage portuaire africain de plus en plus compétitif, Owendo se positionne au 300e rang mondial, juste derrière Alexandrie en Égypte (299e) et devant Nouakchott en Mauritanie (304e).

Au niveau de l’Afrique centrale, la plateforme gabonaise affiche des performances supérieures à celles de plusieurs ports de référence de la sous-région, notamment Douala au Cameroun (370e mondial) et Pointe-Noire au Congo (391e). Toutefois, elle demeure en retrait par rapport à des infrastructures comme Malabo en Guinée équatoriale (222e) ou San Pedro en Côte d’Ivoire (211e).

Le poids des importations sur la performance

L’un des principaux défis auxquels font face les ports africains demeure leur forte dépendance aux flux d’importation. Cette configuration génère des contraintes importantes en matière de gestion des terminaux, de stockage et de rotation des conteneurs, affectant directement les performances opérationnelles.

Le port d’Owendo, principale porte d’entrée des marchandises destinées au marché gabonais, illustre parfaitement cette réalité. Comme de nombreuses plateformes d’Afrique subsaharienne, il évolue dans un contexte où les flux commerciaux restent majoritairement orientés vers l’importation, limitant les gains de productivité observés dans les grands hubs internationaux.

Kobe-Kobe, l’espoir d’un nouveau cap logistique

Alors que l’édition 2025 du CPPI met en évidence une légère dégradation des performances portuaires mondiales, les infrastructures les plus modernes continuent de tirer leur épingle du jeu grâce à des investissements massifs dans les équipements et les chaînes logistiques.

Pour le Gabon, l’amélioration durable de la compétitivité portuaire passe désormais par la concrétisation du projet de port en eaux profondes de Kobe-Kobe. Présenté comme un levier stratégique pour renforcer l’attractivité logistique du pays, ce futur complexe portuaire pourrait permettre au Gabon de mieux se positionner sur les grandes routes maritimes régionales et internationales.

En attendant, le classement obtenu par Owendo témoigne des progrès réalisés ces dernières années, tout en rappelant les défis qui restent à relever pour faire du Gabon un acteur majeur du transport maritime en Afrique centrale.

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