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dimanche 22 février 2026

Piraterie maritime au Gabon : le droit est-il encore dissuasif ?

La nouvelle attaque survenue dans la nuit du 10 au 11 janvier 2026, confirmée par le ministère de la Défense et relayée par Gabon 24, rappelle une réalité préoccupante : la piraterie maritime persiste dans les eaux gabonaises.

Au-delà de l’émotion et de la réponse sécuritaire immédiate, une question centrale se pose : le cadre juridique est-il à la hauteur de la menace ?

Une base juridique solide sur le papier

En droit international, la piraterie est clairement définie par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Le Gabon dispose donc d’une assise juridique pour poursuivre les auteurs et coopérer avec les États voisins.

mais des limites dans la pratique

Dans les faits, de nombreuses attaques surviennent dans les eaux territoriales, où la qualification juridique devient plus complexe (brigandage maritime). Les poursuites pénales restent rares ou peu visibles, créant un écart préoccupant entre la norme et son application effective.

La sécurité maritime n’est pas seulement une exigence opérationnelle : elle est aussi une obligation juridique de l’État, qui doit :

  • protéger les équipages,
  • garantir la liberté de navigation,
  • sécuriser les routes commerciales.

Chaque attaque non sanctionnée fragilise :

  • la confiance des armateurs,
  • l’attractivité portuaire,
  • la crédibilité de la souveraineté maritime.

L’urgence est juridique autant que navale

Pour rendre la mer gabonaise réellement sûre, il est nécessaire de :

  • assurer des poursuites effectives et dissuasives,
  • renforcer la coopération judiciaire régionale,
  • garantir la visibilité des sanctions.

Sans application ferme du droit, les eaux deviennent un espace d’impunité.

Le débat est ouvert : le cadre juridique actuel suffit-il ou faut-il aller plus loin pour protéger la souveraineté maritime gabonaise et la sécurité des routes commerciales ?

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