Le chemin de fer Transgabonais, pilier du transport national et maillon central de l’économie gabonaise, fait l’objet d’un audit approfondi, le premier depuis près de quinze ans. Cette initiative marque une volonté affirmée des pouvoirs publics de disposer d’une lecture précise et actualisée de l’état de cette infrastructure stratégique.
Confié à un cabinet spécialisé pour le compte de l’Autorité de régulation des transports ferroviaires, l’audit porte sur la période 2012–2025. Il couvre l’ensemble des dimensions techniques, juridiques, financières et comptables liées à l’exploitation du réseau, actuellement assurée par la Société d’exploitation du Transgabonais.
Un rapport intermédiaire a récemment été présenté aux autorités de régulation, mettant en lumière les premiers constats issus de l’évaluation. L’objectif affiché est de disposer d’un diagnostic fiable et transparent afin d’éclairer les décisions futures de l’État concernant la gestion, la modernisation et la gouvernance du réseau ferroviaire.
Considéré comme l’épine dorsale de l’économie nationale, le Transgabonais joue un rôle clé dans l’acheminement des ressources minières, des marchandises et des voyageurs. Son fonctionnement impacte directement la compétitivité logistique du pays et une part significative de l’activité économique.
Les conclusions finales de l’audit, attendues dans les prochains mois, devraient permettre aux autorités de définir une nouvelle orientation stratégique, incluant d’éventuels ajustements du cadre de la concession, des investissements ciblés ou un renforcement du contrôle public. L’enjeu est clair : garantir la fiabilité, la performance et la durabilité du transport ferroviaire au service du développement du Gabon.









