À l’occasion des 100 premiers jours d’action gouvernementale, le ministre de l’Économie, des Finances et des Participations, chargé de la Dette et de la Lutte contre la vie chère, Thierry Minko, a détaillé une feuille de route ambitieuse : rendre les produits de base plus accessibles et porter la croissance à 6 % en 2026.
Les objectifs sont clairs. Mais une interrogation demeure : sans réforme structurelle de la logistique et des transports, ces promesses peuvent-elles produire des effets durables pour les Gabonais ?
La vie chère commence dans la chaîne logistique
Au Gabon, le prix final d’un produit dépend largement :
🛑Du coût du fret international ;
🛑Des frais portuaires ;
🛑Du transport intérieur (route, rail, fluvial) ;
🛑Des délais de dédouanement et de distribution…
Chaque retard, chaque surcharge, chaque inefficacité dans la chaîne logistique alourdit la facture du consommateur.
🛑Peut-on réellement réduire la vie chère sans agir directement sur ces coûts invisibles ?
Le transport intérieur : angle mort des réformes ?
Entre le port et l’arrière-pays, entre l’entrepôt et le marché de quartier, le transport reste un facteur déterminant. Routes dégradées, congestion urbaine, organisation fragile du transport de marchandises : ces réalités pèsent lourdement sur les prix.
La question centrale est simple :
🛑La lutte contre la vie chère passera-t-elle par une modernisation accélérée des corridors logistiques et du transport urbain ? Croissance à 6 % : quelle architecture logistique ?
Une croissance économique soutenue suppose :
✅Des ports fluides ;
✅Un réseau ferroviaire performant ;
✅Des plateformes logistiques modernes ;
✅Une meilleure coordination public-privé.
Sans ces leviers, l’objectif de 6 % pourrait se heurter aux limites structurelles de la chaîne d’approvisionnement nationale.
Une réforme économique… ou une réforme logistique ?
La feuille de route économique pose les bases d’une ambition. Mais l’enjeu est désormais opérationnel :
🛑Les coûts de transport seront-ils traités comme priorité stratégique ?
🛑Le “dernier kilomètre” de distribution sera-t-il structuré ?
🛑Les acteurs logistiques seront-ils pleinement associés à la lutte contre la vie chère ?









