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mardi 2 juin 2026

Transport routier : les professionnels rejettent une nouvelle surcharge fiscale

La contestation monte chez les transporteurs de matériaux de construction opérant dans le Grand Libreville. Réunis à l’initiative du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTTEG), les professionnels du secteur ont exprimé leur opposition à l’instauration d’une nouvelle taxe municipale liée aux opérations de chargement et de déchargement dans la commune d’Akanda.

Pour les acteurs de la chaîne logistique, cette mesure intervient dans un contexte déjà marqué par une accumulation de charges administratives et fiscales pesant sur l’activité. Le président du SYLTTEG, Jean-Robert Menie, rappelle que les transporteurs sont déjà soumis à plusieurs obligations financières, notamment la taxe municipale, l’autorisation de circuler, la patente, la licence de transport, les frais d’expertise ainsi que les visites techniques obligatoires.

Selon le syndicat, l’ajout d’une taxe supplémentaire risque d’affecter directement la rentabilité des opérations de transport, en particulier pour les petits opérateurs qui assurent quotidiennement l’approvisionnement des chantiers en sable, gravier et autres matériaux de construction.

Les professionnels avancent un argument économique qu’ils jugent préoccupant. Alors que le coût moyen d’une prestation de transport varie entre 10 000 et 15 000 FCFA, la nouvelle taxe, évaluée à 12 000 FCFA par chargement, représenterait une part significative, voire supérieure, aux revenus générés par certaines courses. Une situation qui pourrait fragiliser davantage un secteur déjà confronté à la hausse des coûts d’exploitation, notamment en matière de carburant, d’entretien des véhicules et de pièces de rechange.

Au-delà de l’aspect financier, le SYLTTEG dénonce également les modalités de contrôle appliquées sur le terrain. Le syndicat évoque des interventions menées durant les week-ends et les jours fériés, des pratiques que les transporteurs considèrent comme incompatibles avec le cadre habituel de leurs activités.

Sans appeler à une confrontation avec les autorités municipales, les représentants du secteur demandent l’ouverture d’un dialogue afin de réexaminer cette mesure. Ils plaident pour une fiscalité mieux adaptée aux réalités économiques du transport routier de marchandises, un maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement et du développement des infrastructures dans le Grand Libreville.

Pour le SYLTTEG, l’enjeu dépasse la simple question fiscale : il s’agit de préserver la viabilité économique d’une activité indispensable à l’approvisionnement des chantiers et au dynamisme du secteur de la construction au Gabon.

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