La Centrale d’achat du Gabon (CEAG), conçue pour alléger le panier des ménages et réguler les prix des produits essentiels, voit une fois de plus son lancement repoussé. Initialement prévu ce mois-ci, le démarrage est désormais reporté à avril, laissant de nombreux Gabonais dans l’attente et le doute.
Entre attentes et incertitudes
Présentée comme le bras armé de l’État contre la vie chère, la Centrale devait massifier les achats de produits essentiels, négocier des volumes importants et réduire les prix à la consommation. Organisée en partenariat public‑privé, elle combine capitaux publics et privés pour structurer le marché.
Aujourd’hui, la promesse se heurte à la réalité : procédures à finaliser, calendrier glissant, et consommateurs qui se demandent si cette attente ne deviendra pas la norme.
Quatre mois de patience supplémentaires… pour quoi ?
Ce report soulève plusieurs questions : la CEAG sera-t-elle prête à répondre à l’urgence sociale ? Les prix seront-ils réellement impactés ? Et qui profitera concrètement de cette initiative dans son quotidien ?
Un pari économique et politique
Le gouvernement défend la Centrale comme un outil d’autonomie économique et de structuration des filières locales. Mais chaque nouveau report nourrit les interrogations sur son efficacité et la crédibilité des engagements publics.
Bilan provisoire
La CEAG reste une initiative prometteuse, mais elle doit encore transformer les promesses en résultats tangibles. Entre espoirs et impatience, le débat est lancé : sera-t-elle à la hauteur des attentes des Gabonais ?









