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jeudi 28 mai 2026

Financement des infrastructures logistiques et de transport : le Gabon s’ouvre au benchmarking international 

A l’issue du Conseil des ministres du 22 mai 2026, le Chef de l’État a invité les ministres en charge des finances à mener un exercice de benchmarking afin de s’inspirer des modèles internationaux les plus performants en matière de financement des infrastructures de développement. Cette orientation traduit une volonté de moderniser les méthodes de planification et de financement des projets structurants en s’appuyant sur des expériences éprouvées à l’étranger. Elle s’inscrit dans une logique d’amélioration de la performance des politiques publiques appliquées aux infrastructures logistiques et de transport.

Cette démarche vise notamment à revisiter les mécanismes traditionnels de financement, encore largement dépendants des ressources publiques, afin d’intégrer des approches plus diversifiées et structurées. Le benchmarking permet d’analyser les pratiques de pays ayant réussi à accélérer le développement de leurs infrastructures grâce à des montages financiers innovants. Il constitue ainsi un outil stratégique d’aide à la décision pour les États engagés dans des politiques de modernisation.

Parmi les modèles internationaux reconnus figurent les partenariats public-privé (PPP), largement utilisés en Afrique dans des pays comme le Maroc avec le port Tanger Med, ou encore au Sénégal avec l’autoroute à péage Dakar–Diamniadio. Ce modèle permet de mobiliser des capitaux privés tout en maintenant un cadre de contrôle public. Les concessions d’infrastructures constituent également un levier important, expérimenté notamment en Côte d’Ivoire avec certaines routes à péage et en Afrique du Sud dans la gestion de certains axes routiers.  

Le modèle des financements mixtes, associant États, institutions financières et partenaires techniques, est également développé à travers des projets structurants soutenus par la Banque africaine de développement dans plusieurs pays comme le Kenya et l’Éthiopie, notamment sur les corridors logistiques et ferroviaires. À cela s’ajoutent les zones économiques et logistiques intégrées, inspirées de modèles comme celui de Tanger Med au Maroc ou de zones industrielles développées en Égypte autour du canal de Suez.

Dans ce contexte, certaines expériences montrent aussi l’impact des financements rapides appuyés par des partenaires internationaux, notamment dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est où des infrastructures ferroviaires et portuaires ont été réalisées dans des délais réduits. Toutefois, ces modèles nécessitent un encadrement rigoureux afin d’éviter les déséquilibres financiers à long terme. L’objectif du benchmarking est donc d’identifier les mécanismes les plus adaptés au contexte national.

Cette initiative s’inscrit enfin dans une dynamique de transformation structurelle du secteur des infrastructures au Gabon. Elle vise à renforcer la gouvernance, la performance et la durabilité des investissements publics dans les secteurs logistiques et de transport. À travers cette approche, les autorités entendent positionner le pays sur une trajectoire de modernisation progressive inspirée des meilleures pratiques internationales.

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