Bonjour M. MBOU, nous vous remercions pour votre disponibilité, alors pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Arnaud Willy MBOU, de nationalité gabonais, diplômé de l’université africaine des sciences de gestion, en management des entreprises et des administrations avec options gestions financières, commerciale et marketing. J’ai commencé mon parcourt professionnelle dans les métiers de la banque, ensuite dans la grande distribution des produits de télécoms, pour enfin finir dans les services du transport, de la logistique, du transit douane et aux usagers aéroportuaire. C’est fort de cette expérience, avec la passion que j’ai toujours nourris pour l’entreprenariat et les métiers du transport maritime, aérien et terrestre que j’ai décidé de me joindre à d’autres associés et collaborateurs pour lancer l’aventure SGTMA (Société Gabonaise de Transit Maritime et Aérien).

Quelles sont les offres de services de votre société ?

SGTMA est une entreprise qui assiste les entreprises et les particuliers dans les opérations de transit maritime, aérien, terrestre et de la logistique. Nous réalisons pour le compte de nos clients toutes les transactions administratives relatives à l’import-export des marchandises (déclarations de douane, établissement de B.I.E.T.C, certificat d’origine, phytosanitaire etc.) nous disposons des moyens logistiques et transport moderne pour l’acheminement et le dépotage des conteneurs de nos clients. En gros notre métier c’est d’apporter des solutions rapides et adaptés aux exigences de transport et du transit des marchandises à l’échelon national et international.

Comment avez-vous créé et financer votre d’entreprise ?

Vous savez, une entreprise c’est d’abord une idée, qui vient d’une passion, d’une vocation et quelques fois impulsée par des opportunités d’affaires qui sont du fait d’un environnement économique propice. Ensuite vous avez un projet qui est censé matérialisé et étudier tous les contours financiers, commerciaux et juridique de votre idée. Notre cas n’a pas échappé à ce processus. Nous avions une passion, une envie, qui est celle de jouer notre partition dans le secteur de transport, de la logistique et du transit. Cette envie à forgé notre détermination et nous a permis d’élaborer un projet d’affaires que nous avons porté vers des personnes qui y ont crus et nous ont accordé leur confiance car elles voyaient en nous un potentiel inexploité. La seule manière pour nous de les remercier serait de réussir dans cette aventure. Nous avons donc pu financer notre projet par le carnet d’adresse que nous avons acquis au cours de notre parcours professionnel.

Quels ont été les plus grands obstacles que vous avez rencontrés lors de la création de votre entreprise ?

C’est vrai que le financement était un véritable obstacle car nous n’avions pas accès au financement classique des organismes de crédit. C’est un problème non négligeable car étant souvent source de découragement de plusieurs porteur de projet. Mais nous avons vite compris qu’il fallait reconsidérer nos budgets prévisionnel et de se tourner vers d’autres sources de financement. Nous avions ainsi misé sur notre carnet d’adresse et sur notre personnalité parce que nous avions pensé que porter un projet c’est d’abord une affaire de personne et de personnalité.

Aussi l’accès aux marchés était un sérieux obstacle. Je pense que c’est celui qui nous a fait douter par moment de notre projet. le marché nous était quasiment fermé pendant des mois et nous avons perdu des ressources financières importante pendant la période de lancement. Car il faut le dire c’est un marché très concurrentiel et pas souvent dynamique d’où’ la difficulté d’y acquérir de parts de marché. Nous avons donc tourné notre stratégie commercial et marketing vers des potentiels chargeurs (importateur et exportateur) porté sur des secteurs d’activité bien ciblé. Nous avons donc pus percé ce marché par la détermination, un moral d’acier et par la stratégie.

Quelles ont été vos plus grandes réussites ?

D’abord la création et le lancement de l’entreprise, ensuite nous avons était très satisfait et éprouvé un sentiment de joie, la première fois que nous avions été recommandé par un client satisfait qui nous a fait gagner certaines parts de marché qui étaient acquises à la concurrence. Mais nous n’appellerons pas ça réussite car nous sommes conscients du chemin et des défis qui sont à l’horizon.

Comment arrivez-vous à manager votre équipe malgré votre jeune âge ?

Sur ce point nous ne faisons rien d’extraordinaire. Nous avons compris qu’un collaborateur impliqué et productif est celui qui est associé à la gestion et aux décisions de l’entreprise. C’est pourquoi nous confions plus de responsabilité aux collaborateurs. Nous évitons d’empiéter sur leurs champs d’actions car nous n’avons pas à donner des instructions mais à développer le potentiel décisionnel de nos collaborateurs. Nous déléguons beaucoup de responsabilités aux collaborateurs afin de les permettre d’acquérir plus de compétences susceptibles de favoriser leur évolution au sein de l’entreprise.

Quel est votre vision de l’entreprenariat au GABON dans la logistique et les transports ?

Je pense que le secteur de transport et de la logistique à encore de beaux jours dans notre pays. Nous avons besoin de diversifier notre économie. Et cela se fera aussi avec les services de transport et de la logistique. Notre pays possède un fort potentiel d’exportation de produit fini. Nous avons une industrie en voie de développement et nos exportations de matières transformées sont en constante croissance. Je dirai par conséquent que l’environnement économique est favorable à l’entreprenariat dans les secteurs de la logistique et des transports.

Que pensez de la qualité des processus de dédouanement (Maritime, Aérien terrestre) des marchandises au Gabon ?

Il est possible d’obtenir un BAE (bon à enlever) en 2 jours au Gabon. Ce qui n’est pas le cas dans certains pays de la zone CEMAC. Afin d’optimiser leurs performances, les services de douane ont mis en place un nouveau système d’exploitation qui synchronise l’information en temps et en heure et génère des statistiques fiables. Je pense donc que le processus de dédouanement de dédouanement des marchandises au Gabon et compétitif, fiables, moderne et rapide.

 Faites-vous face à beaucoup de concurrence au Gabon ?

Je disais un peu plus haut que le secteur du transport et de la logistique est très concurrentiel dans notre pays. Nous y avons de firmes. Mais nous n’avons pas peur de la concurrence. Nous jouons le jeu car cela nous permet d’être plus efficace et de satisfaire au mieux notre clientèle.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants et aux jeunes diplômés en transport et logistique au Gabon et à l’étranger ?

Nous avons un pays à développer et la fuite de la matière grise est un sérieux problème de développement. Ce secteur a un potentiel énorme et je pense que tout le monde peut y avoir une place. Je conseille donc à mes jeunes sœurs et frères de faire le bon le choix de rentrer travailler pour le pays car nous avons besoin de leurs compétences.

Comment voyez-vous l’avenir de la logistique au GABON ?

Depuis quelques années déjà, le GABON est engagé sur une voie de modernisation et de construction d’infrastructures portuaire, aéroportuaire et terrestre. Nous avons inaugurez récemment un nouveau port. L’Etat gabonais s’est engagé à construire un nouvel aéroport international ainsi qu’une route économique dont les travaux débuteront en juillet de cette année. Toutes ces infrastructures sont évidemment favorables au développement des transports et de la logistique. Je pense que le secteur des transports et de la logistique, au GABON connaitra une forte expansion à un horizon très proche.

Nous vous remercions pour votre disponibilité et nous vous souhaitons pleins de succès.

Gabon Logistics

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