Le gouvernement gabonais entend renforcer le contrôle de la chaîne d’approvisionnement des produits de première nécessité afin de lutter contre la vie chère et les pratiques spéculatives qui perturbent le marché. À travers une réforme de la distribution, les autorités souhaitent sécuriser les flux logistiques, améliorer la disponibilité des marchandises et garantir un meilleur accès des populations aux produits essentiels.
Cette orientation fait suite aux annonces du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de la maîtrise des circuits d’approvisionnement l’un des leviers de sa politique de lutte contre l’inflation.
La Centrale d’achat appelée à devenir un acteur logistique stratégique
Le 22 juillet 2026, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a reçu le directeur général de la Centrale d’achat, Théophile Boutamba, afin d’évaluer l’avancement des réformes engagées.
Au cœur du projet figure la restructuration de la chaîne logistique nationale. La Centrale d’achat devrait désormais assurer directement l’importation, le stockage et la distribution de plusieurs produits de première nécessité, en collaboration avec les Douanes et les administrations concernées.
L’objectif est de raccourcir les circuits d’approvisionnement, d’améliorer la traçabilité des marchandises et de limiter les marges spéculatives qui pèsent sur les prix à la consommation.
Mieux contrôler les flux pour limiter la spéculation
Selon les autorités, certains opérateurs profiteraient des tensions sur l’approvisionnement pour constituer des stocks importants avant de remettre progressivement les produits sur le marché à des prix plus élevés.
Pour y remédier, le gouvernement souhaite renforcer le suivi des importations et des circuits de distribution grâce à une meilleure coordination entre les services de contrôle et les acteurs de la logistique.
Cette stratégie vise à fluidifier l’acheminement des marchandises tout en réduisant les risques de pénuries artificielles.
Des quotas pour sécuriser l’approvisionnement des ménages
Parmi les mesures envisagées figure la mise en place de plafonds d’achat sur certains produits sensibles.
Les autorités préconisent notamment une limite de deux sacs de riz de 25 kg et cinq bouteilles d’huile d’un litre par foyer afin d’éviter l’accaparement des stocks et de garantir une distribution plus équilibrée.
Cette mesure s’inscrit dans une logique de gestion des flux visant à préserver la disponibilité des produits sur l’ensemble du marché.
Un méga marché pour réduire les intermédiaires
Autre initiative annoncée : l’organisation d’un méga marché dans la zone des PK à Libreville avant la fin du mois.
Cette opération permettra aux consommateurs d’acheter directement des produits de première nécessité à des prix encadrés, en limitant le nombre d’intermédiaires dans la chaîne de distribution.
Pour les autorités, ce dispositif doit contribuer à améliorer l’accessibilité des produits tout en renforçant l’efficacité du réseau logistique national.










