Les Zones Économiques Spéciales (ZES) et Zones d’Investissement Spéciales (ZIS) sont présentées comme des leviers d’attractivité économique et occupent une place centrale dans la stratégie industrielle et logistique du Gabon.
La ZES de Nkok, en particulier, s’affirme comme un hub industriel connecté aux ports, aux corridors routiers et aux plateformes de transit. Mais au-delà des annonces, quels bénéfices concrets pour la chaîne logistique nationale ?
Des avancées opérationnelles visibles
Les ZES et ZIS ont permis :
✅ Simplification des procédures douanières
✅ Mutualisation des infrastructures
✅ Réduction des délais de manutention et proximité entre production, stockage et exportation
✅ Prévisibilité pour les logisticiens et transitaires, optimisant coûts et planification des opérations
Des gains encore inégalement répartis
Hors des zones, les acteurs logistiques continuent de faire face à :
🛑 Lourdeurs administratives
🛑 Coûts logistiques élevés
🛑 Infrastructures parfois insuffisantes
Cette dualité crée une logistique à deux vitesses, questionnant l’intégration réelle des ZES et ZIS dans l’économie nationale.
La question sensible des exonérations
Les avantages fiscaux accordés aux entreprises favorisent l’investissement, mais le suivi et l’évaluation restent limités. Sans indicateurs liant exonérations et performances logistiques (emploi local, volumes traités, valeur ajoutée), ces zones risquent de devenir de simples espaces d’optimisation fiscale, au détriment de la compétitivité globale.
Pistes de réflexion
- Conditionner certaines exonérations à des résultats logistiques mesurables (délais, volumes, emplois locaux)
- Étendre les bonnes pratiques des zones spéciales aux ports, corridors et plateformes nationales
- Renforcer la transparence sur le coût et l’impact réel des avantages accordés
Enjeu clé
Faire des ZES et ZIS non pas des enclaves isolées, mais des modèles au service d’une logistique nationale plus performante, compétitive et durable.









