La modernisation du Transgabonais franchit une nouvelle étape. Reçu le 14 juillet 2026 par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), Christian Magni, a présenté l’état d’avancement du vaste programme de réhabilitation de la ligne ferroviaire nationale. À mi-parcours de l’année, les travaux affichent un mois d’avance sur le calendrier prévisionnel, confirmant la dynamique engagée depuis leur lancement en 2021.
Au cours de cette rencontre, le chef de l’État a été informé des progrès réalisés sur le chantier, des performances enregistrées ainsi que des perspectives liées à la seconde phase du programme de modernisation, financée dans le cadre des accords conclus entre l’État gabonais et Setrag.
Un corridor logistique en pleine transformation
Depuis le démarrage des travaux, 180 kilomètres de rails ont été remplacés et 424 kilomètres de voie ferrée ont été entièrement rénovés grâce à la pose de traverses en béton, destinées à renforcer la fiabilité et la durabilité de l’infrastructure.
Cette modernisation vise à améliorer les performances opérationnelles du principal corridor ferroviaire du Gabon, indispensable au transport des minerais, du bois, des produits agricoles et des marchandises diverses entre l’intérieur du pays et les installations portuaires d’Owendo.
Autre indicateur de cette montée en puissance, l’usine de Booué, chargée de fabriquer les traverses en béton utilisées sur le chantier, a déjà produit près de 700 000 unités sur un objectif global de 1,1 million. Cette capacité industrielle permet de sécuriser l’approvisionnement du chantier tout en favorisant le développement d’une filière locale au service des infrastructures ferroviaires.
Un chantier stratégique pour la compétitivité logistique
Selon Setrag, le rythme actuel des travaux dépasse les prévisions établies pour le premier semestre 2026, avec une avance d’un mois sur le calendrier d’exécution. Une performance qui traduit la mobilisation des équipes techniques et l’accélération des opérations de renouvellement de la voie.
Au-delà des aspects techniques, la modernisation du Transgabonais représente un enjeu majeur pour la compétitivité de la chaîne logistique nationale. Véritable colonne vertébrale du transport terrestre au Gabon, cette infrastructure joue un rôle essentiel dans l’acheminement des exportations minières, forestières et agricoles vers les ports, tout en assurant la desserte des provinces traversées.
L’amélioration des performances de la ligne devrait permettre d’accroître la capacité de transport, de renforcer la sécurité des circulations, de réduire les délais d’acheminement et d’optimiser les coûts logistiques des opérateurs économiques.
Un levier pour les ambitions industrielles du Gabon
La réhabilitation du Transgabonais s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation des infrastructures de transport portée par les autorités gabonaises. À l’heure où le pays engage de grands projets industriels, notamment autour de Belinga et du futur port en eau profonde de Kobé-Kobé, la performance du réseau ferroviaire devient un facteur déterminant pour soutenir la croissance des échanges et renforcer l’attractivité logistique du Gabon.
En suivant régulièrement l’évolution de ce chantier, les pouvoirs publics réaffirment leur volonté de faire du rail un levier de compétitivité, de désenclavement et d’intégration économique. Une ambition qui place le Transgabonais au cœur de la transformation logistique du pays et de son positionnement comme futur hub de transport en Afrique centrale.









