La COVID-19 a eu un effet dévastateur sur le commerce mondial et en particulier sur le continent Africain. Pendant que certains Etats avaient complètement fermés leurs frontières maritime et aérienne pour stopper la propagation du virus par les navires et ou avions, l’Afrique étant le vivrier n’a quasi jamais stoppé d’exporter / importer. Selon l’OACI, le nombre de vols pour le continent en cargo est en baisse de 22% par rapport à l’année dernière. Cette baisse drastique ce justifie par l’augmentation du coût de fret de marchandise en provenant des continents Asiatique et l’Amérique et certaines destination Européenne qui résulte de l’annulation de certains vols et trafics vers certaines destinations. Aussi par le fait que ces Etats auraient remis en marche la politique du protectionnisme consistant à favoriser l’industrie locale pour une consommation locale. Le transport maritime a connu un fort ralentissement 20% du trafic en baisse comparaison à 2019 : avec notamment pour causes les 14 jours de quarantaines imposés dans certains ports à l’arrivée du navire et du faible taux de rotation Les délais de livraisons ont donc augmenté et l’espace réduit dans certaines escales. Certaines destinations étaient privilégiées au détriment d’autres, le temps de passage des
navires avaient même été réduit. Les pris en transport routiers de marchandises ont également connu une forte augmentation.

Ces dysfonctionnements ont eu pour conséquence direct : La hausse des prix des médicaments et appareils médicaux pour la lutte contre la Covid-19 ; L’inflation sur le marché des prix des produits de première nécessité ; Le retard des livraisons des pièces, machines ou engins.

Comment réorganiser notre supply chain sur le continent?

Avec la chute du trafic vers le continent, les états, PMI et PME devraient :

❖ Améliorer le sourcing

Demand Planning adaptive qui consiste à se comporter comme un caméléon en toutes circonstances. Il requière d’observer, d’écouter et de comprendre les tendances du marché afin d’évoluer constamment et de s’améliorer. Il est impératif de repenser la politique d’achat dans les entreprises et aussi au niveau des gouvernements. La denrée qui est aujourd’hui hors de porter pourrait être disponible dans l’un des pays du continent par une simple industrialisation et transformation locale de la matière première. Cela permettrait de réduire considérablement les délais de livraison et rendra disponible à bon prix dans les conditions optimal le produit sollicité. Les entreprises devraient investir sur des départements de recherches et de développement pour ne pas disparaitre à la prochaine catastrophe. Avant le redémarrage des envois maritimes et aérien en provenance de Chine, on a observé des dépôts de bilans de nombreux entrepreneurs qui n’ont pas pu entrer en possession de leurs cargaisons abandonnées dans les ports asiatique en attente livraisons. Le manque de matériels avec l’arrêt des productions ou baisse du volume produit. Ces compagnies n’ont pas su faire évoluer leur politique d’approvisionnement. On observe pourtant un effort des jeunes startups à l’instar de zandla.co.za/ en Afrique du Sud : une plateforme qui offre des services dans l’E-commerce, Retail, Sales, Export, African Fashion, African Jewelery, Organics Products, Media, Consumers Goods, Health Products. La particularité ici est le fait que les produits commercialisés sont d’origines Africaine.

❖ Les Innovations
La COVID-19 a suspendu pour une période donnée le commerce de proximité, et le domaine du commerce en Afrique n’était pas prêt à ce brusque changement. L’e-commerce et le travail à distance se sont invités de force aux quotidiens des tous. Le B2B a connu une baisse par rapport au B2C qui s’est retrouvé au premier plan des affaires. La faible capacité à résoudre cette problématique a levé une fois de plus le retard que le continent a sur l’innovation. Les PME / Startups se projettent vers le développement des applications utilisant l’internet des objets connectés (IoT) et l’intelligence artificielle (IA), le Machine Learning, la robotique afin de rendre possible les échanges et le suivi des marchandises de bout en bout. La digitalisation de la supply chain est un impératif au même titre que l’interconnexion des applications et appareils afin de renvoyer la meilleure information aux décideurs et à temps selon les délais leur permettant d’optimiser les opérations.

La pandémie a rendu impossible l’accès à des lieux de dédouanements, fermetures des ports, des entrepôts, des bureaux, arrêt d’offre de transport des colis postaux. Ce qui a eu pour conséquence direct l’incapacité de retrait des marchandises dans les pays de destinations avec les documents bloqués chez l’expéditeur ou en cours d’envoi chez un le transporteur. La digitalisation de la supply chain apporte une solution au pays Africain dans ce sens qu’en adoptant l’utilisation des documents électroniques (e-AWB ; e-BL ; e-LV ; e-LVI) et la validation des signatures électroniques les délais de passage seront réduits et les enlèvements
direct aura tous leurs sens. Certaines compagnies maritimes ont entreprises des travaux sur l’utilisation des BLs électronique à l’instar de MSC en Inde; D’autres offrent des plateformes digitalisées de plus en plus performantes avec des tracking instantanés et des factures disponibles en ligne aux chargements. Maersk travaille sur un projet de blockchain avec IBM pour améliorer le tracking des containers et aussi sur l’ouverture sur un connaissement électronique. Les autorités étatiques devraient entreprendre des initiatives de coopérations entre les acteurs du transport et de la logistique pour digitaliser entièrement ce secteur et aussi
encourager les entrepreneurs qui initient des actions disruptives dans ce sens.

La Supply chain intelligente passe aussi par des entrepôts automatisés et robotisés. Les grandes surfaces font de plus en plus leurs entrées sur le continent et pousse pour l’avènement du e-commerce ou du commerce de surface. Comment éviter de faire de ces lieux attractifs des foyers de contaminations ? En respectant les mesures de barrières prescrites évidemment. Mais pas que, il faudrait aider les consommateurs à commander depuis leur localisation et se faire livrer dans les meilleurs délais à très bon coût tout en traçant le trajet du départ usine au lieu indiqué sur la commande. Poussons pour un entrepôt intelligent (où le chariot élévateur qui prélève le colis dans une étagère est connecté à un système WSM et que le mouvement de déplacement du colis est perceptible par tous au moment de la prise par les fourches jusqu’au chargement dans les transporteurs. Le WMS en charge de la gestion de l’entrepôt remonte l’information instantanément et la gestion de stock devient très facile. Les
délais de passation de commandes seront respectés et les ruptures de stock évitées), un transport tout autant avec des alertes quotidiennes et régulières sur les trajets, l’optimisation des tournées de dessertes, la gestion de la flotte, la géolocalisation des véhicules et des marchandises, les comportements des camions et la consommation du CO2.

L’objectif clairement recherché est la disponibilité de la ressource à l’instant souhaité et à tous points, une visibilité de bout en bout, une optimisation des délais, un suivi facilité par une connexion de l’ensemble des systèmes de l’entreprise. Pour un meilleur rendement, le continent a également besoin d’un nouveau type de managers : Les managers Lean qui sont en recherchent d’améliorations continues sans cesse.

Merci pour votre attention !
Didime Fontaine MBAH
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